LES SAPEURS EN GRANDE TENUE

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LES SAPEURS EN GRANDE TENUE

Message par GUY 68 le Lun 10 Juin 2013 - 9:27

Tradition de la Légion:

Les sapeurs défilent en premier pour maintenir la tradition des sapeurs "ouvrant la route", toujours devant, à la peine, comme à l'honneur, c'est aussi une manière d'honorer les sous-officiers puisque c'est toujours un sous officier qui défile en premier, avant le chef de corps et le drapeau.

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Tradition née sous le 1 er Empire

Message par KRAL DOMINIQUE le Lun 10 Juin 2013 - 18:53

Bonjour,
en date du 3 juin dans son commenaire sur le 1 er RG dans souvenirs de nos régiments ,notre ami BERNARD(LE BEGUE),nous informait que cette tradition remontait au 1 er Empire ,à la prise de DANTZIG ,ou pour célébrer la prise de la ville le Maréchal LEFEVRE fit défiler en tête les Sapeurs avec leur hache sur lépaule.Je lui réitère donc ma demande qui fut de nous expliquer pour quelle raison les sapeurs furent ils mis ainsi à l'honneur ?
La tradition perdure mais ,que dans le Légion,alors qu'à son origine elle n'existait pas la glorieuse Légion.

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Re: LES SAPEURS EN GRANDE TENUE

Message par Jean-François Brillant le Mar 11 Juin 2013 - 2:11

Sapeur, la lettre du Génie
n°12 - juin 2012

RÉCIT DU SIÈGE DE DANTZIG (205e ANNIVERSAIRE) 26 MAI 1807

La place de Dantzig représente au début de l’année 1807, un danger considérable pour la Grande Armée en marche vers l’Est. En effet, commandée par le maréchal Kalkreuth, elle est remarquablement placée du point de vue stratégique, parfaitement approvisionnée en vivres et munitions, et défendue par une garnison composée de 14 000 Prussiens et de 4000 Russes.

Napoléon décide de consacrer une partie de ses troupes au siège de cette ville. Le 10e corps d’armée est ainsi constitué, fort de 18 000 hommes dont 600 soldats du génie et d’importants contingents polonais, badois et saxons. Il en confie le commandement au maréchal Lefebvre et lui adjoint deux officiers du plus haut mérite, le général du génie Chasseloup-Laubat et le général d’artillerie Lariboisière.

Le point d’attaque est fixé. Ce sera par l’Ouest. Mais, pour s’y installer, il faut s’opposer à quelques milliers de Prussiens qui, débouchant de Dantzig, remontent la Vistule. Une opération est déclenchée le 19 mars pour conquérir la position. Le capitaine du génie Girod s’y distingue par son intelligence et son sang-froid. Il fait abattre des bois, élever des épaulements et établir un pont de bateaux sur la Vistule, protégé par
une forte tête de pont.

Le général Chasseloup-Laubat arrête alors le plan des attaques. Il choisit le Hagelsberg, qui protège Dantzig au nord-ouest, comme l’ouvrage à attaquer en priorité car il est d’un accès plus facile que les autres. Le général Kirgener, également du génie, sera directeur des attaques.

On entreprend donc les travaux nécessaires et on procède suivant la méthode des « parallèles » mise en œuvre par Vauban au siège de Maestricht en 1673.

La tranchée est ouverte dans la nuit du 1er au 2 avril. Les deuxième et troisième parallèles sont réalisés du 11 au 29 avril dans des conditions difficiles, d’enneigement notamment. Pendant que les travaux de creusement des sapes se poursuivent, l’ennemi cherche à rompre l’encerclement et les combats font rage pour contrer les tentatives de renforcement du dispositif prussien. Un détachement commandé par le chef de bataillon du génie Rogniat effectue une contre-attaque qui déloge l’adversaire de ses positions. L’objectif choisi en face du Hagelsberg, est pris et repris à quatre reprises. Les pertes sont importantes mais les ouvrages de contre-approche sont détruits par les compagnies de mineurs.

Le feu violent de l’ennemi reverse les gabions de la sape à mesure qu’ils sont posés. Les assiégés font plusieurs tentatives de sorties appuyés par un feu très vif de mitraille et de mousqueterie. Les sapeurs, en première ligne dans la tranchée, se distinguent dans les combats. On dénombre de nombreux morts et blessés dont le sergent-major des sapeurs Vernon de la 1ère compagnie du 4e bataillon qui reçoit trois coups de baïonnette après avoir tué un officier prussien qui le sommait de se rendre.

Dans la nuit du 7 au 8 mai, le général Chasseloup-Laubat ordonne l’attaque de vive force du chemin couvert de la demi-lune du Hagelsberg. 50 sapeurs du génie marchent en tête avec un détachement de mineurs. Ils se lancent la hache à la main sur les palissades et en abattent quelques-unes. Le sergent de mineurs Choppot aperçoit un puits de mines au saillant de la demi-lune. Il s’y jette, seul, le sabre au poing et y trouve 12 Prussiens qui travaillent à des galeries de mine. Il les fait tous prisonniers, puis bouleverse l’ouvrage. Deux détachements de sapeurs commandés par les sergents Gorius et Schwartz soutenus par un piquet d’infanterie conduisent une reconnaissance sur les blockhaus des places d’armes. Ils sont violemment assaillis par la mitraille et tombent tous deux blessés grièvement.

Le 15 mai, huit mille Russes arrivent de Königsberg, au secours de la place. Ils sont repoussés après un combat meurtrier au cours duquel ils perdent plus de 2000 hommes. En même temps, 5 000 Prussiens sont contenus sur l’île de Nehrung au nord-est de DANTZIG par la division du général Oudinot. La place est définitivement isolée.

Nous sommes le 18 mai et il y a 48 jours que la tranchée a été ouverte. L’assaut est décidé pour la soirée du 21 mai. 4000 hommes sont rassemblés et se préparent à descendre dans le fossé par les « passages blindés » constitués de terre et de fascines, puis à remonter la pente opposée sous la mitraille et à détruire les palissades qui y sont installées. Mais, à ce moment de l’assaut, le maréchal Kalkreuth, commandant la place forte, demande à capituler. On lui accorde les honneurs de la guerre et la capitulation est signée le 26 mai 1807.

Le même jour, Napoléon s’adresse à ses sapeurs en ces termes : « Au cours du siège de Dantzig, vous vous êtes couverts de gloire pour votre Empereur et pour les mérites de votre arme. Pour ma revue, je veux que les bataillons du génie soient placés en tête des troupes et devant les drapeaux, et que l’on sache pourquoi je l’ordonne. Les sapeurs marchent en tête à l’assaut. Ils marcheront en tête à la ville ».
Sur les 600 soldats des troupes du génie engagées pour creuser la tranchée, établir les parallèles et consolider le dispositif d’attaque, plus de 300 ont périt dans les combats. La moitié des officiers sont morts ou ont été blessés.

QU’HOMMAGE SOIT RENDU AUX SOLDATS DU GÉNIE MORTS EN OPÉRATIONS !


Sapeurs du 1er Régiment du Génie en Tenue de Tradition, le 15 mai 2009 à Erstein.

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Dernière édition par Jean-François Brillant le Mar 11 Juin 2013 - 3:48, édité 1 fois
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Re: LES SAPEURS EN GRANDE TENUE

Message par KRAL DOMINIQUE le Mar 11 Juin 2013 - 3:16

Merci JEAN-FRANCOIS ,
C'est un beau récit et c'est un bel hommage que rendit Napoléon aux Sapeurs . Je pense que ce texte a sa place autre part que dans la POPOTE,oui mais où ?

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