Organisation et missions du génie français

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Organisation et missions du génie français

Message par MJR le Lun 21 Mai 2012 - 7:01

Sur les différentes rubriques de ce blog, il arrive fréquemment que des questions se posent sur l'organisation des différentes troupes chargés de la mise en oeuvre des moyens de franchissement.

Il est vrai qu'au fil du temps cette organisation à beaucoup évoluée.

Afin de ne pas surcharger les rubriques dédiées aux techniques et aux matériels de franchissement, je vous propose de rassembler ici tous informations concernant l'organisation générale du génie et des pontonniers, et des diverses troupes chargées de la mise en oeuvre de moyens fluviaux.

Mais pour permettre la compréhension de cette organisation il faut naturellement un peu déborder du cadre du génie et dès fois remonter jusqu'à l'organisation des grandes unités.

De même, il est important de mettre une date sur chaque description de cette organisation.

Naturellement cette rubrique est ouverte à tous, sous réserve que les informations proviennent de documents fiables, tels que les anciens règlements, archives diverses, etc.... Pour les légendes des cartes postales une certaine prudence s'impose.

A bientôt

MJR (sujet transféré sur les conseils de Bernard)

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1919 - 1927 : organisation et missions du génie français (suite)

Message par MJR le Lun 21 Mai 2012 - 7:14

1919 - 1927 : Réorganisation d’après-guerre des troupes du génie

Bonsoir, voici un texte trouvé dans un règlement de 1927 qui explique bien l'organisation et les missions du génie à cette époque. Je pense que ce texte est un bonne description pour ceux qui découvrent l'histoire de cette arme. Il s'agit ici du texte original, seule la mise en page a été retouchée....

Après la guerre, les troupes spéciales, composées pour la plupart de territoriaux, furent supprimées. Les dépôts, évacués, rejoignirent soit leurs anciennes garnisons, soit des nouvelles.

Les régiments et bataillons furent réorganisés sur de nouvelles bases. La numérotation par bataillon fut supprimée. L’augmentation des bataillons stationnés hors du territoire amena à employer une numérotation spéciale des bataillons formant corps : la dizaine fut réservée aux sapeurs-mineurs ; la 5e, aux sapeurs télégraphistes, et la 6e aux sapeurs de chemin de fer.

Ainsi furent créés au Maroc, en 1919 :

Le 31e bataillon, avec les compagnies de sapeurs-mineurs ;

Le 41e bataillon, avec les unités de sapeurs télégraphistes ;

Le 51e bataillon, avec les unités de sapeurs de chemins de fer.

En France, le 7e bataillon formant corps pris le numéro 30.

Les compagnies du génie de l’armée du Rhin furent rattachées aux divers régiments, afin de répartir les détachements.

Un bataillon de télégraphistes, le 48e, fut créé à Toul en 1920.

Au 1er octobre 1920, les unités du génie de l’armée du Rhin et de l’armée du Levant furent réorganisées sur de nouvelles bases.

A l’armée du Rhin, on créa :

Le 12e régiment, avec les unités de mineurs et pontonniers (4 bataillons) ;

Le 42e bataillon, avec les unités de télégraphistes ;

Le 52e bataillon, avec les compagnies de sapeurs de chemin de fer.

A l’armée du Levant :

Le 33e bataillon (sapeurs mineurs),

Le 43e bataillon (télégraphistes),

Le 53e bataillon (chemins de fer). Ce dernier bataillon fut dissous deux ans plus tard, et la seule compagnie conservée fut rattachée au 5e régiment.

En 1921, le 68e régiment d’artillerie, spécialisé dans la voie de 0,60 m, fut passé à l’arme du génie et devint le 68e régiment du génie.

Au début de l’année 1923, en prévision de l’application du projet de loi des cadres et effectifs, les troupes du génie subirent encore une nouvelle modification.

Le 7e régiment, qui avait augmenté d’un bataillon de ponts lourds, fut entièrement spécialisé comme régiment de pontonniers ; il forma le 17e régiment, créé à Strasbourg par les compagnies du 11e régiment, stationnées à Strasbourg et le bataillon de pontonniers du 12e génie, qui resta détaché à l’armée du Rhin.

Le 10e régiment, stationné à Toul, fut divisé : partie à Epinal, où, avec le bataillon précédemment détaché dans cette ville, il forma un nouveau 10e régiment.

Le 68e régiment prit le numéro 15 ; spécialisé dans les chemins de fer, il forma, avec le 5e régiment, la brigade des sapeurs de chemins de fer.

Le 48e bataillon fut doublé et forma le 18e régiment, pour constituer, avec le 8e régiment, la brigade de sapeurs télégraphistes. Le 8e régiment, stationné à Tours, fut augmenté, dans le courant de l’année 1923, d’un bataillon stationné à Toulouse et d’un autre stationné au Mont-Valérien ; de même, le 18e, stationné à Nancy, fut augmenté de deux bataillons ; l’un à Grenoble, l’autre à Lille.

Le 19e bataillon fut dissous ; les compagnies de sapeurs mineurs formèrent le 32e bataillon et les télégraphistes, auxquels fut rattachée la compagnie de chemin de fer, constituèrent le 45e bataillon.

Le 29e bataillon prit le numéro 34.

Le nouveau bataillon de télégraphistes, le 44e, fut créé à l’armée du Rhin.

On créa, en outre, des compagnies d’électromécaniciens et une compagnie de colombophiles.

La brigade de sapeurs de chemins de fer et celle de sapeurs pontonniers furent réunies sous un même commandement pour constituer la division des troupes de communications.

De même toutes les troupes de télégraphistes furent réunies sous un seul commandement : celui de la division de troupes de transmissions.

En 1925, certaines unités de sapeurs mineurs et le 44e bataillon furent envoyés au Maroc. En septembre 1926, le bataillon de pontonniers quitta l’armée du Rhin et rejoignit le 17e régiment, à Strasbourg.

L’emplacement actuel des troupes du génie est résumé dans le tableau suivant :

Régiments :

1er : Versailles ; Dépôt : Versailles ; Spécialité : Mineurs, électromécaniciens, cyclistes.

2e : Montpellier ; Dépôt : Montpellier ; Spécialité : Mineurs.

3e : Arras ; Dépôt : Arras ; Spécialité : Mineurs.

4e : Grenoble ; Dépôt : Grenoble ; Spécialité : Mineurs, électromécaniciens, cyclistes.

5e : Versailles ; Dépôt : Versailles ; Spécialité : Chemins de fer ouvriers.

6e : Angers ; Dépôt : Angers ; Spécialité : Mineurs.

7e : Avignon ; Dépôt : Avignon ; Spécialité : Pontonniers, ponts lourds.

8e : Tours (1 bataillon à Toulouse, 1 bataillon au Mont-Valérien ; Dépôt : Tours ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

9e : Metz ; Dépôt : Metz ; Spécialité : Mineurs, électromécaniciens.

10e : Besançon ; Dépôt : Besançon ; Spécialité : Mineurs.

11e : Epinal ; Dépôt : Epinal ; Spécialité : Mineurs cyclistes.

12e : Kastel (1 bataillon à Coblence, 1 bataillon à Spire) ; Dépôt : Rochefort ; Spécialité : Mineurs cyclistes.

15e : Toul ; Dépôt : Toul ; Spécialité : Chemins de fer.

17e : Strasbourg ; Dépôt : Epinal ; Spécialité : Pontonniers, remorquage.

18e : Nancy (1 bataillon à Lille, 1 bataillon à Grenoble) ; Dépôt : Nancy ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

Bataillons :

31e : Rabat ; Dépôt : Rabat ; Spécialité : Mineurs.

32e : Hussein-Dey ; Dépôt : Hussein-Dey ; Spécialité : Mineurs.

33e : Beyrouth ; Dépôt : Beyrouth ; Spécialité : Mineurs.

34e : Bizerte ; Dépôt : Bizerte ; Spécialité : Mineurs.

41e : Rabat ; Dépôt : Rabat ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

42e : Mayence ; Dépôt : Tours ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

43e : Beyrouth ; Dépôt : Beyrouth ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

44e : Fez ; Dépôt : Fez ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

45e : Hussein-Dey ; Dépôt : Hussein-Dey ; Spécialité : Télégraphistes et radiotélégraphistes.

51e : Rabat ; Dépôt : Rabat ; Spécialité : Chemins de fer.

52e : Trèves ; Dépôt : Trèves ; Spécialité : Chemins de fer.


Organisation du Génie


Généralités

On appelle grande unité la réunion, sous le commandement d’un même chef, de troupes de toutes les armes et des services qui leur sont nécessaires.

Les grandes unités sont :

La division d’infanterie ;

Le corps d’armée ;

L’armée ;

La division de cavalerie ;

Le corps de cavalerie ;

Les troupes de toutes armes ont mission de mener le combat.

Les diverses armes sont :

L’infanterie et les chars de combat ;

L’artillerie ;

La cavalerie ;

Le génie ;

L’aéronautique.

Les services sont chargés de subvenir, en toutes circonstances, aux besoins des troupes ; leur rôle essentiel est de permettre aux troupes de vivre et de combattre.

Les éléments constitutifs d’une grande unité sont :

Le commandement et son état-major ;

Les troupes des diverses armes ;

Les services.


Le génie est l’arme du travail.

Il est organisé, outillé et instruit pour résoudre les problèmes d’ordre technique qui peuvent se présenter en campagne.

Les principaux d’entre eux sont relatifs :

A l’organisation du terrain : fortification, communications, destructions ;

Aux transmissions ;

Aux installations de toute nature dans le cas d’un stationnement prolongé.

En outre le génie est chargé de ravitailler les corps de troupes de toutes armes en outils et matériel dit « du génie », ainsi qu’en matériel de transmission.


Le génie est une arme combattante. Il prend part à la bataille, en liaison avec les autres armes, par son travail, exceptionnellement par son feu.

En ce qui concerne l’installation des troupes et les questions de matériel, le génie est un service.


Le génie se compose de troupes et de services.

Les troupes se répartissent en trois subdivisions :

1° Les sapeurs mineurs (à laquelle sont rattachés les sapeurs pontonniers) ;

2° Sapeurs de chemin de fer ;

3° Sapeurs télégraphistes et radiotélégraphistes.


Organisation du temps de paix.


L’organisation en temps de paix des troupes du génie ne correspond pas à celle du temps de guerre.

En campagne, le bataillon est l’unité constituée la plus importante et le plus souvent même les compagnies isolées.

Les chefs de corps de troupe de sapeurs télégraphistes et radiotélégraphistes mobilisent des formations dont le nombre est très grand par rapport à celui des compagnies du temps de paix, dont la composition est très variée et dont l’effectif est souvent inférieur à celui desdites compagnies.

En temps de paix, la nécessité de :

- Concentrer les moyens de commandement ;
- Concentrer les moyens d’instruction, polygones, ateliers, matériels, de manière à limiter les dépenses au strict minimum ;
- Centraliser l’administration et de réduire ainsi le nombre des employés ;
- Préparer la mobilisation dans les conditions les plus rationnelles, conduit à grouper les compagnies en régiments ou bataillons formant corps.


Le régiment


Fractionnement. Le régiment comprend un état-major, une compagnie hors rang et plusieurs bataillons numérotés 1, 2, 3, etc.

Le bataillon se compose d’un nombre variable de compagnies appartenant en général à la même subdivision de l’arme.

Le bataillon formant corps comprend : un état-major, une section hors rang et un nombre variable de compagnies appartenant à la même subdivision de l’arme.

Les compagnies d’un même régiment ou bataillon formant corps sont numérotées par catégories, dans chaque subdivision d’arme (sapeurs mineurs, sapeurs électromécaniciens, sapeurs pontonniers, etc.). A chacune de ces catégories est attribuée une série distincte de numéros se succédant sans interruption, et caractéristique de la catégorie considérée.

La compagnie est fractionnée en sections et la section en escouades ; l’effectif de celle-ci variant de 12 à 16 hommes.

La section comprend, en principe, trois escouades.

Le nombre de sections de la compagnie : quatre en principe, peut être réduit su les effectifs l’exigent, de manière à permettre la constitution de trois escouades par section.

Les escouades sont numérotées en une série unique dans la compagnie.

Dans tous les exercices, les unités sont désignées par leur numéro dans l’ordre constitutif ou par le nom de leur chef.


Commandement


Le commandement est exercé :

Dans les régiments : par un colonel (assisté d’un lieutenant-colonel, lorsque le régiment comporte plus de deux bataillons).

Dans les bataillons formant corps : par un lieutenant-colonel ou par un chef de bataillon suivant que le bataillon comprend ou non plus de cinq compagnies.

Le chef de corps est assisté d’un état-major (de régiment ou de bataillon).

Dans les compagnies, les sections sont commandées par des lieutenants, des sous-lieutenants, des adjudants-chefs ou des adjudants.

A défaut d’officier et d’adjudant, le commandement des sections est donné aux sergents-majors ou à des sergents.

L’escouade est commandée par un sous-officier ou à défaut par un caporal ; les sous-officiers et les caporaux en excédent sont employés par le capitaine suivant les besoins. Lorsque l’escouade est subdivisée en deux fractions, le commandement de chaque fraction est assurée par un caporal ou à défaut par un maître ouvrier ou un sapeur de 1re classe.


Les services


On distingue deux catégories :

1° Les directions et chefferies du génie du territoire, qui s’occupent de tous les travaux relatifs à l’installation des troupes et services, des fortifications permanentes, de la surveillance du domaine militaire, etc. ;

2° Les établissements, s’occupant du matériel du génie (études, fabrication, approvisionnements, entretien, etc. ) et de l’outillage destiné, soit au génie lui-même, soit aux diverses armes.

Les officiers du génie employés dans les services sont classés à l’état-major particulier de l’arme. Ils sont secondés par les officiers d’administration du génie.

Source: Manuel du gradé du génie (partie militaire), édition de 1927.


Organisation du temps de guerre


Généralités


Pour l’accomplissement des missions qui lui incombent en temps de guerre, le génie est organisé dans les grandes unités (armée, corps d’armée, division) en commandements dit du génie. Le commandant du génie de la grande unité est en même temps directeur ou chef du service du génie.

Toutefois, le service des transmissions est indépendant du service du génie ; il est placé sous l’autorité d’un chef du service des transmissions de la grande unité.

Le service militaire des chemins de fer, qui emploie les troupes de sapeurs de chemins de fer, est également indépendant du service du génie.


Le génie aux armées comprend, dans chaque grande unité, essentiellement :

- Un commandement du génie (le commandant du génie fait partie du quartier général) de cette grande unité, composé du commandant du génie assisté de son état-major (le commandant du génie de la division ne dispose que d’officiers adjoints, il n’a pas d’état-major proprement dit). A l’échelon de armée et en raison de l’ampleur des questions traitées, le commandant du génie dispose pour le seconder, d’un directeur des services et d’un directeur des travaux ;
- Des organes d’exécutions, troupes du génie, dont l’emploi est combiné avec des auxiliaires.


Commandants du génie des grandes unités


A tous les échelons (armée, corps d’armée, division) les commandants du génie ont, à des échelles différentes, les mêmes attributions.

Le commandant du génie d’une grande unité est chef de corps des éléments du génie appartenant organiquement à la grande unité (sauf en ce qui concerne l’administration des unités qui est dévolue aux commandants de compagnies).

Comme directeur ou chef de service du génie de la grande unité, il est responsable du fonctionnement régulier de toutes les branches du service.


Troupes du génie


Les troupes du génie comprennent :

a) Comme éléments organiques des grandes unités :

- Des détachements de sapeurs cyclistes (division de cavalerie) ;
- Des unités de sapeurs mineurs (division, corps d’armée, armée) ;
- Des parcs du génie (division, armée, et éventuellement, corps d’armée) ;
- Des équipages de pont (corps d’armée, division de cavalerie).

L’armée est dotée en outre, à titre organique, d’unités de spécialistes pour le fonctionnement de ses services particuliers (électricité, eaux, etc.).

b) Comme réserve générale :

Des unités sans spécialité :
- compagnies de sapeurs mineurs ;

Des troupes de communication :
- unités de sapeurs de chemin de fer ;
- compagnie de téléférique ;
- unités de sapeurs pontonniers et de remorquage ;
- unités de sapeurs de ponts lourds ;
- unités de sapeurs de navigation ;
- unités de cantonniers ;
- équipages de pont de réserve ;

Des unités spéciales, dont certaines ne sont que des groupements d’ouvriers d’art, d’autres simplement des travailleurs et des manutentionnaires :
- compagnie de mineurs artificiers ;
- compagnies d’électromécaniciens ;
- compagnie du service des eaux ;
- compagnies de monteurs de baraques ;
- compagnies de camps et cantonnements ;
- compagnies auxiliaires du génie ;
- compagnies de sapeurs forestiers.

Les caractéristiques essentielles et les conditions d’emploi des différentes unités ou formations ci-dessus (à part les unités de transmissions et de chemin de fer qui font l’objet des annexes) sont les suivantes :


Compagnies de sapeurs mineurs


Les compagnies de sapeurs mineurs constituent l’élément d’exécution essentiel du commandant du génie de la grande unité. Elles sont susceptibles d’effectuer tous les travaux techniques du champ de bataille.

Elles sont normalement employées :
- aux travaux spéciaux d’organisation des positions ;
- aux destructions de toute nature ;
- à la recherche et à la neutralisation des dispositifs de destruction à retardement préparé par l’ennemi sur le territoire conquis ;
- à la création, au rétablissement et à l’entretien des voies de communication (routes et pistes) ;
- au franchissement des brèches, entonnoirs et rivières ordinaires par les troupes et par les convois faisant organiquement partie des corps d’armée ;
- à l’exécution de la guerre des mines.

Elles peuvent être également utilisées :
- aux travaux courant d’organisation des positions ; lorsqu’il s’agit d’obtenir sur un point déterminé un rendement supérieur à celui de l’infanterie ;
- aux travaux d’installation des troupes en cas de stationnement prolongé ;
- à la construction de ponts sur les grands fleuves à courant rapide et de ponts sur support fixes ou flottants capables de supporter des véhicules plus lourds que ceux des corps d’armée. (Pour ces travaux, dont l’exécution est en général confiée aux unités de pontonniers ou de ponts lourds, les sapeurs mineurs sont chargés des parties les plus simples).

L’effectif total d’une compagnie de sapeurs mineurs en campagne est de :

5 officiers ;
24 sous-officiers (dont 1 médecin auxiliaire) ;
26 caporaux ;
207 sapeurs-mineurs (dont 13 maîtres ouvriers) ;
2 brigadiers
16 sapeurs conducteurs.

L’effectif total en chevaux est de 33 animaux (dont 5 chevaux de selle officiers et 3 chevaux de selle troupe).

La compagnie est organisée en cinq sections (dont une section de commandement) ; chaque section comprend trois escouades.

Le capitaine, secondé par adjudant ou un adjudant-chef, dispose directement de la section commandement dont la première escouade (escouade des services généraux) comprend 2 sous-officiers (1 sergent-major, 1 sergent fourrier), 2 caporaux (1 caporal fourrier, 1 caporal d’ordinaire), 23 sapeurs mineurs (clairons, dessinateurs, cuisiniers, cyclistes, infirmier, brancardiers, tailleur, cordonnier, etc.), et un sapeur conducteur agent de liaison monté.

La deuxième escouade est celle du train de combat ; elle comprend : 1 sous-officier, 1 brigadier, 1 maître ouvrier chargé des voitures et 11 sapeurs conducteurs.

La troisième escouade est formée par le personnel du train régimentaire et comprend : 1 sergent d’approvisionnement, 1 sergent vaguemestre, 1 brigadier et 4 sapeurs conducteurs.

Chaque section de travailleurs est commandée par un lieutenant ou un sous-lieutenant et est composée de : 4 sergents (dont un en réserve de commandement), 6 caporaux, 3 maîtres ouvriers et 43 sapeurs.

Les quatre sections de travailleurs de la compagnie sont identiques.

Chaque compagnie de sapeurs mineurs dispose d’un premier appoint de matériel et d’outillage (outillage portatif et train de combat).

La compagnie est fortement encadrée afin de lui permettre d’assurer l’encadrement d’auxilaires dont l’importance peut atteindre au maximum la valeur d’un bataillon.


Détachement de sapeurs cyclistes de division de cavalerie


Les détachements de sapeurs cyclistes des divisions de cavalerie sont employés aux travaux de même nature que les compagnies de sapeurs mineurs.

Ils sont particulièrement utilisés en vue des destructions et du passage des brèches et cours d’eau. Ils mettent en œuvre un équipage de pont spécial à la cavalerie.

Leur mobilité augmente leur rayon d’action.

Un détachement comprend :

1 lieutenant commandant ;
1 sous-lieutenant ;
1 adjudant ou adjudant-chef ;
7 sergents, dont 1 au train régimentaire ;
7 caporaux, dont 1 au train de combat ;
56 sapeurs, dont 6 maîtres ouvriers et 4 conducteurs d’autos.


Compagnies de sapeurs pontonniers


Les compagnies de sapeurs pontonniers ont la même composition numérique que les unités de sapeurs mineurs.

Elles sont normalement employées :
- au franchissement des grands fleuves et des rivières à courant rapide, avec ou sans le concours d’autres éléments (sapeurs mineurs, sapeurs de remorquage, sapeurs de ponts lourds, auxiliaires) ;
- aux travaux les plus simples de renforcement des ouvrages d’art, au renforcement des ponts établis sur supports fixes ou flottants, pour mettre certains itinéraires en état de supporter des convois plus lourds que ceux des corps d’armée. (La construction des ponts métalliques et des grandes estacades, le renforcement des grands ouvrages d’art sont effectués par les sapeurs de ponts lourds ou par l’entreprise civile).
- aux destructions de toute nature et plus particulièrement des ouvrages d’art routiers ; à la recherche er à la neutralisation des dispositifs ennemis dans les ouvrages d’art du terrain conquis.

Dans les périodes où les sapeurs pontonniers ne sont pas employés aux travaux ci-dessus, ils peuvent être chargés de travaux analogues à ceux des sapeurs mineurs (ponts légers des divers types, travaux routiers, organisation des positions, installation des troupes) qu’ils exécutent seuls ou en renfort des sapeurs mineurs. Ils ne participent pas, en principe, à la guerre de mine.

Ils doivent être tenus en état d’entraînement constant pour les travaux de navigation et de pontage en courant rapide.

A cet effet, ils sont remis fréquemment à l’instruction sur les rivières de la zone des armées et même s’il est nécessaire en dehors de cette zone.


Compagnies de sapeurs de ponts lourds


Les compagnies de sapeurs de ponts lourds sont normalement employées :
- à la mise en œuvre des ponts-routes métalliques et des ponts suspendus ;
- à la construction des ponts lourds de pilots en charpente ;
- à la réparation et au renforcement des ouvrages d’art routiers ;
- à la destruction des routes et ouvrages d’arts.

Elles travaillent seules ou complétés par des unités de sapeurs mineurs ou de sapeurs pontonniers et par des auxiliaires.

Elles peuvent être dotées d’unité de battage pneumatique pour la construction rapide des ponts de pilots ou d’estacades routières.

Elles disposent organiquement d’un échelon de matériel et d’outillage de première urgence.

Dans les périodes où les sapeurs de ponts lourds ne sont pas employés aux travaux ci-dessus, ils peuvent être chargés au même titre que les sapeurs pontonniers, de travaux de routiers, d’organisation de positions et d’installation des troupes.

Une compagnie de sapeurs de ponts lourds comprend :

Une section de commandement ;

Quatre sections de travailleurs ;

Le matériel de première urgence de la compagnie est transporté sur des camions qui lui appartiennent en propre.


Compagnies de sapeurs de remorquage


Les compagnies de sapeurs de remorquage complètent l’action des unités de sapeurs pontonniers pour toutes les opérations de franchissement des grands fleuves et de protection des ponts, qui nécessitent l’emploi de remorqueurs, vedettes ou chaloupes à propulsion mécanique. Elles mettent en œuvre un matériel spécial de bacs routiers et de bacs à locomotives.

Lorsqu’elles ne sont pas employées aux travaux de cette nature, elles peuvent être utilisées :
- soit en renfort des compagnies de sapeurs pontonniers ;
- soit au remorquage de péniches ou chalands sur les canaux et rivières navigables. Elles sont mises à cet effet sur à la disposition du directeur des voies navigables.
Une compagnie de remorquage est constituée de façon à pouvoir être dédoublée.

Le capitaine commandant est secondé par un deuxième capitaine.

La section de commandement comprend, en plus de celles détaillées à la compagnie de sapeurs mineurs, une quatrième escouade, dite de l’atelier d’entretien.

Les quatre sections de travailleurs sont identiques. Chacune d’elle est commandée par un officier et comprend des équipes de manœuvre de bac routier, des équipages de remorqueur et un volant.

Les compagnies de parc de remorquage sont chargées de l’entretien du matériel.

Source: Manuel du gradé du génie (partie militaire), édition de 1927.

A bientôt pour la suite ....

Cordialement

MJR


Dernière édition par MJR le Lun 21 Mai 2012 - 7:19, édité 1 fois (Raison : Complément d'informations)

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Re: Organisation et missions du génie français

Message par MJR le Lun 21 Mai 2012 - 7:28

Précision de Bernard au sujet de la dénomination des unités du génie au cours de cette période

Ce complément d'information concerne la période 1920-1928, texte tiré de l'ouvrage à Bernard.


De la morphologie :

La première conséquence concerne la morphologie de l'Arme, avec pour premier effet de voir apparaître une nouvelle unité : le bataillon du Génie (BG). Si les bataillons de l'Armée d'Afrique, de Place, de Transmissions, existent avant guerre, ils ne disposent que d'une autonomie d'emploi relative et forment corps pour des raisons administratives. Ils ne possèdent pas de drapeaux et sauf exception, ne forment pas Dépôt. Second effet sur la morphologie, la formation des brigades du Génie. Au nombre de trois, elles regroupent les régiments spécialisés. La brigade de chemin de fer est composée des 5e et 15e RG, celle des transmissions des 8e et 18e RG, celle des pontonniers des 7e et 17e RG. Pour diverses raisons, l'articulation en brigade est abandonnée et elles sont toutes trois dissoutes en 1928.

Et un peu plus loin...

De la numérotation :

Dès 1919, la Direction du Génie se penche sur une nouvelle organisation de l'Arme et de facto, décide d'une nouvelle numérotation. On veut alors tenter d'identifier par la numérotation la spécialité et le territoire. La première règle s'applique aux terminaux. Le terminal "5" est réservé aux unités de chemins de fer (5e et 15e RG), le "7" aux pontonniers (7e et 17e RG), le "8" aux transmissions (8e, 18e et 28e RG). Les régiments de combat sont numérotés de 1 à 29, à l'exclusion des terminaux déjà cités. Au-delà, les numéros sont réservés aux bataillons, la série 30 aux bataillons de sapeurs, la série 40 aux bataillons de télégraphistes et la série 50 aux bataillons de voies ferrées(1).
Quant aux territoires, le numéro 1 est attribué au Maroc, le 2 à l'Algérie, le 3 au Levant, le 4 à la Tunisie. Il n'y a pas de règle pour l'AFR et le COC dont on sait les existences limitées.

La règle s'applique aux régiments sans difficultés. Pour les bataillons, elle est moins rigide. Le bataillon de transmission en garnison en Algérie aurait dû, en toute logique, porter le numéro 42. Mais dans ses rangs prend place une compagnie de voies ferrées. Le bataillon est donc nommé "45e BG". Les bataillons de sapeurs-mineurs ne suivent pas cette logique car l'empreinte territoriale prime. Il y aura deux vagues d'organisation. La première de 1919 à 1929, la seconde de 1929 à 1939.

Merci beaucoup à Bernard pour ces précisions sur la numérotation des formations du génie.

A bientôt

Cordialement

MJR

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1919 - 1927 Organisation et missions du génie (suite)

Message par MJR le Mar 22 Mai 2012 - 7:08

1919 - 1927 : organisation et missions du génie français (suite)


Compagnie d’électromécaniciens


Les compagnies d’électromécaniciens sont normalement chargées :
- des installations d’intérêt général de lumière et de force motrice par l’électricité, ainsi que des organisations destinées à les alimenter (petites centrales de fortune, distribution de courant provenant des grandes centrales du territoire) ;
- des réparations courantes du matériel électrique d’éclairage et du matériel mécanique du génie (à l’exception du matériel spécial des unités de télégraphies, de chemins de fer, de remorquage) ;
- des défenses électrifiées.

Elles peuvent en outre participer :
- aux destructions, en ce qui concerne les usines et installations électriques ;
- à la protection contre les bombardements des organes essentiels des usines et du personnel d’exploitation.
Elles disposent organiquement d’un matériel d’atelier et d’exploitation de première urgence.

Une compagnie d’électromécaniciens comprend :

Une section de commandement ;

Deux sections de construction pour les installations à basse tension et les installations courantes à haute tension ;

Une section de construction pour les installations importantes à haute tension ;

Un détachement d’exploitation.


Parcs du génie


20. La compagnie de parc du génie divisionnaire constitue pour la division un premier échelon d’outillage, de matériel et d’explosifs.

Elle comporte en outre un petit noyau permanent d’ouvriers d’art et de spécialistes du matériel qui lui permet de constituer l’ossature d’un service de fabrication, et d’un service de réception et de distribution d’outillage et de matériel du génie.

Elle est renforcée suivant les besoins par des ouvriers et des manutentionnaires et par des véhicules de transport.

Le parc du génie de division constitue une unité administrative indépendante ; elle a pour chef un lieutenant ou sous-lieutenant de réserve secondé par un adjudant. Cet officier à sous ses ordres un détachement de 9 sapeurs-mineurs commandés par un sergent et un détachement de 27 sapeurs conducteurs commandés par un maréchal des logis, un brigadier fourrier et un sergent chargé de l’approvisionnement.

L’effectif des chevaux est de 46.


Le parc du génie d’armée est un organe de renforcement et de ravitaillement.

Il se compose d’un élément invariable et d’un certain nombre de sections d’outils variables suivant les besoins.

Le personnel comprend trois éléments :

1° Un état-major qui comprend le chef de bataillon directeur du parc, 2 officiers d’administration, l’ouvrier d’état ;

2° Une compagnie de sapeurs conducteurs ;

3° Un détachement de sapeurs mineurs.


Equipage de pont


La compagnie équipage de pont de corps d’armée assure le transport du matériel de pontage du corps d’armée (matériel modèle 1901). Elle n’est jamais chargée de la mise en œuvre de ce matériel.

Elle comporte un noyau permanent d’ouvriers d’art et de spécialistes du matériel qui assure l’entretien du matériel d’équipage et constitue en outre l’ossature d’un service de fabrication et de réception et d’expédition du matériel dans les dépôts dépendant du commandant du génie du corps d’armée.

La compagnie d’équipage de pont du corps d’armée est commandée par un capitaine (secondé par un deuxième capitaine) et deux lieutenants ou sous-lieutenants. Le capitaine commandant à sous ses ordres un détachement de sapeurs mineurs et un détachement de sapeurs conducteurs comprenant un adjudant.

La compagnie d’équipage de ponts constitue un élément très important, comportant une soixantaine de voitures hippomobiles, nécessitant deux trains complets pour son transport et formant sur la route une colonne de près de 1 kilomètre de longueur.

Les équipages de pont de réserve permettent de renforcer en matériel de pontage un corps d’armée ou de construire des ponts de grande longueur.

Un équipage de pont de réserve a sensiblement la même composition que deux équipages de ponts de corps d’armée.

La compagnie d’équipage de pont de division de cavalerie assure le transport et l’entretien du matériel de pontage de la division. Elle n’est pas chargée de la mise en œuvre de ce matériel.

A bientôt pour la suite

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Instruction ministérielle du 15 mai 1886 relative à l'application aux troupes du génie du décret du 28 décembre 1883 portant règlement sur le service intérieur des troupes

Message par Prosper Péchot le Jeu 22 Aoû 2013 - 8:03

Bonjour

Pour remonter dans le temps, lire sur Gallica

Instruction ministérielle du 15 mai 1886 relative à l'application aux troupes du génie du décret du 28 décembre 1883 portant règlement sur le service intérieur des troupes

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Organisation du génie en 1938 (1)

Message par MJR le Ven 25 Aoû 2017 - 1:04



Le Vade-Mecum de l’officier subalterne du Génie de 1938 comprend une courte description de l’organisation du génie juste avant la deuxième guerre mondiale, en 1938. Ultérieurement, si je trouve des illustrations correspondant au matériel décrit, j’essayerai de compléter cet article avec des illustrations.


1938 Organisation sommaire du génie aux armées.


Echelon : Armée.



Commandant des troupes et directeur (ou chef de service du génie) :


(Les commandants du Génie des grandes unités et leurs états-majors (ou officiers-adjoint) font partie du quartier général de la grande unité).

Général commandant le génie et directeur des services du génie, disposant de :
Etat-major
Direction des services
Direction des travaux.


Troupe du génie :



(Indépendamment des unités organiques indiquées dans cette colonne, des unités de renforcement peuvent être temporairement affectées aux grandes unités).


1 bataillon du génie d’armée (3 compagnies de sapeurs-mineurs).
1 bataillon de cantonniers (4 compagnies).
1 compagnie d’électromécaniciens.
1 compagnie du service des eaux.
1 compagnie de monteurs de baraques.
1 compagnie de camps et cantonnements (noyau du génie et éléments d’autres armes).
2 compagnies auxiliaires du génie (normalement au parc du génie d’armée).


Organes du service du génie :


Service du matériel (parc du génie d’armée P.G.A.).
Service des routes.
Service électrique.
Service des eaux.
Service des camps et cantonnements.
Service forestier.
Service du camouflage.


Echelon : Corps d’armée.


Commandant des troupes et directeur (ou chef de service du génie) :


(Les commandants du Génie des grandes unités et leurs états-majors (ou officiers-adjoint) font partie du quartier général de la grande unité).

Général ou colonel commandant le génie et directeur du service du génie disposant d’un état-major.


Troupe du génie :


(Indépendamment des unités organiques indiquées dans cette colonne, des unités de renforcement peuvent être temporairement affectées aux grandes unités).

1 bataillon du génie de corps d’armée (2 compagnie de sapeurs-mineurs).


Organes du service du génie :


1 parc du génie de corps d’armée (P.G.C.A.)
1 compagnie d’équipage de pont de corps d’armée.


Echelon : Division d’infanterie.



Commandant des troupes et directeur (ou chef de service du génie) :


(Les commandants du Génie des grandes unités et leurs états-majors (ou officiers-adjoint) font partie du quartier général de la grande unité).

Lieutenant-colonel commandant le génie et chef du service, disposant d’officiers adjoints.


Troupe du génie :


(Indépendamment des unités organiques indiquées dans cette colonne, des unités de renforcement peuvent être temporairement affectées aux grandes unités).

1 bataillon du génie divisionnaire (2 compagnies de sapeurs-mineurs).


Organes du service du génie :



1 compagnie de parc du génie divisionnaire (P.G.D.).


Echelon : Corps de cavalerie.



Commandant des troupes et directeur (ou chef de service du génie) :



(Les commandants du Génie des grandes unités et leurs états-majors (ou officiers-adjoint) font partie du quartier général de la grande unité).

Colonel commandant le génie et directeur du service, disposant d’officiers adjoints.


Troupe du génie :



(Indépendamment des unités organiques indiquées dans cette colonne, des unités de renforcement peuvent être temporairement affectées aux grandes unités).

1 bataillon du génie de corps de cavalerie (2 compagnies motorisées de sapeurs-mineurs).


Echelon : Division de cavalerie.



Commandant des troupes et directeur (ou chef de service du génie) :



(Les commandants du Génie des grandes unités et leurs états-majors (ou officiers-adjoint) font partie du quartier général de la grande unité).

Chef de bataillon commandant le génie et chef du service, disposant d’officiers adjoints.


Troupe du génie :



(Indépendamment des unités organiques indiquées dans cette colonne, des unités de renforcement peuvent être temporairement affectées aux grandes unités).

1 bataillon du génie de division de cavalerie (2 compagnies motorisées de sapeurs-mineurs).


Organes du service du génie :



1 compagnie d’équipage de pont de division de cavalerie.


Echelon : Division légère mécanique.



Commandant des troupes et directeur (ou chef de service du génie) :



(Les commandants du Génie des grandes unités et leurs états-majors (ou officiers-adjoint) font partie du quartier général de la grande unité).

Chef de bataillon commandant le génie et chef du service, disposant d’officiers adjoints.


Troupe du génie :



(Indépendamment des unités organiques indiquées dans cette colonne, des unités de renforcement peuvent être temporairement affectées aux grandes unités).

1 bataillon du génie de division d’infanterie motorisée (3 compagnies motorisées de sapeurs-mineurs).

A bientôt pour la suite

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Organisation du génie en 1938 (2)

Message par MJR le Lun 28 Aoû 2017 - 3:02


Renseignements sur les unités du génie.



Compagnie de sapeurs-mineurs.


Organisation.

1 section de commandement (services généraux, train de combat, train régimentaire).
4 sections de travail, de 51 travailleurs (en 3 escouades) chacune, au total, 204 travailleurs.
Agents de transmission normaux du capitaine : 2 cyclistes, 2 clairons.


Outillage essentiel.



Outils de terrassier



Dans chaque section :

Sur l’homme :
12 pelles rondes.
12 pioches.
2 pics.

Sur les voitures :
12 pelles rondes.
1 pelles carrées.
7 pioches.
3 pics.

Total pour la compagnie :

Sur l’homme :
48 pelles rondes.
48 pioches.
8 pics.

Sur les voitures :
48 pelles rondes.
4 pelles carrées.
28 pioches.
12 pics.

Total général :
96 pelles rondes.
4 pelles carrées.
76 pioches.
20 pics.


Outils d’ouvrier en bois


Dans chaque section :


Sur l’homme :
6 haches portatives ordinaires
1 hache à main d’ouvrier en bois
1 marteau de charpentier
1 scie articulée
3 scies égoïnes
4 serpes
1 tarière creuse diverse
1 tarière torse diverse

Sur les voitures :
3 ciseaux de charpentier
2 cognées de charpentier
6 haches à main d’ouvrier en bois
5 haches de bucheron
1 hache de charpentier
3 herminettes
3 marteau de charpentier
3 marteaux rivoirs de menuisier
1 scie articulée
1 scie égoïne
2 scies à tenon
3 scies de charpentier
3 scies passe-partout
8 serpes
2 tarières creuses diverses
10 tarières torses diverses
1 tenaille d’ouvrier en bois
9 vrilles diverses

Total pour la compagnie :

Sur l’homme :
24 haches portatives ordinaires
4 haches à main d’ouvrier en bois
4 marteaux de charpentier
4 scies articulée
12 scie égoïne
16 serpes
4 tarières creuses diverses
4 tarières torses diverses

Sur les voitures :
12 ciseaux de charpentier
8 cognées de charpentier
24 haches à main d’ouvrier en bois
20 haches de bucheron
4 hache de charpentier
12 herminettes
12 marteau de charpentier
12 marteaux rivoirs de menuisier
4 scies articulées
4 scies égoïnes
8 scies à tenon
12 scies de charpentier
12 scies passe-partout
32 serpes
8 tarières creuses diverses
40 tarières torses diverses
4 tenailles d’ouvrier en bois
36 vrilles diverses

Total général :
12 ciseaux de charpentier
8 cognées de charpentier
24 haches portatives ordinaires
28 haches à main d’ouvrier en bois
20 haches de bucheron
4 hache de charpentier
12 herminettes
16 marteau de charpentier
12 marteaux rivoirs de menuisier
8 scies articulées
16 scies égoïnes
8 scies à tenon
12 scies de charpentier
12 scies passe-partout
48 serpes
12 tarières creuses diverses
44 tarières torses diverses
4 tenailles d’ouvrier en bois
36 vrilles diverses


Outils de mineur


Dans chaque section :



Sur l’homme :
1 pince à pied de biche
1 trousse d’artificier


Sur les voitures :

1 barre à mine Binet (10 m de tubes rallonges et accessoires pouvant faire 2 barres à mine de 5 m)
2 curettes
1 pince à pied de biche
1 pince de mineur
4 pistolets de mine
3 trousses d’artificier

Total pour la compagnie :
Sur l’homme :
4 pinces à pied de biche
4 trousses d’artificier

Sur les voitures :
4 barres à mine Binet (10 m de tubes rallonges et accessoires pouvant faire 2 barres à mine de 5 m)
8 curettes
4 pinces à pied de biche
4 pinces de mineur
16 pistolets de mine
12 trousses d’artificier

Total général :
4 barre à mine Binet (10 m de tubes rallonges et accessoires pouvant faire 2 barres à mine de 5 m)
8 curettes
8 pinces à pied de biche
4 pinces de mineur
16 pistolets de mine
16 trousses d’artificier


Divers



Dans chaque section :


Sur l’homme :
2 cisailles diverses
1 clef à molette
1 décamètres à ruban
1 masse à tranche
6 mètres divers
1 niveau à bulle


Sur les voitures :
6 cisailles diverses
2 clefs à molette
14 limes diverses
2 masse à tranche
8 mètres divers
4 tranches


Total pour la compagnie :

Sur l’homme :
8 cisailles diverses
4 clef à molette
4 décamètres à ruban
4 masse à tranche
24 mètres divers
4 niveau à bulle


Sur les voitures :
24 cisailles diverses
8 clefs à molette
56 limes diverses
8 masse à tranche
32 mètres divers
16 tranches


Total général :

32 cisailles diverses
12 clef à molette
4 décamètres à ruban
56 limes diverses
12 masse à tranche
56 mètres divers
4 niveau à bulle
16 tranches


Matériels et agrès essentiels


Dans chaque section (sur les voitures) :
1 boussole Burnier
1 cabestan pour fascine
1 cinquenelle (longueur 100 m, diamètre 6 mm)
10 clameaux une face
7 clameaux à deux faces
37 commandes de poutrelles
5 cordages de palan ou de manœuvre
1 cric
1 échelle de corde ou « ouistitis »
1 exploseur électrique
2 gaffes diverses
2 lampes à acétylène
1 ligne à homme (75 mètres)
1 mire à coulisse
1 moufle Freyssinet pour trailles
1 niveau à collimateur
1 palan
1 poulie ouvrante pour traille
3 radeaux-sacs Habert


Total pour la compagnie (sur les voitures :
5 boussole Burnier
4 cabestans pour fascine
4 cinquenelle (longueur 100 m, diamètre 6 mm)
40 clameaux une face
28 clameaux à deux faces
148 commandes de poutrelles
20 cordages de palan ou de manœuvre
4 crics
4 échelle de corde ou « ouistitis »
4 exploseurs électriques
8 gaffes diverses
1 goniasmomètre
8 lampes à acétylène
95 lampes électrique de poche
4 lignes à homme (75 mètres)
4 mires à coulisse
4 moufles Freyssinet pour trailles
4 niveaux à collimateur
1 planchette, déclinatoire, alidade nivelatrice
4 palans
4 poulies ouvrantes pour traille
12 radeaux-sacs Habert


Explosifs et artifices



Dans chaque section (sur les voitures) :


192 cartouches de 100 grammes
475 pétards de 135 grammes
50 pétards de 60 grammes
12 pétards de 1 kg
1 pétard de 10 kg
190 m de cordeau détonnant
56 m de mèche lente
80 amorces électriques
240 amorces fulminantes

Poids total d’explosifs arrondis en kg (pétards de 60 gr non compris) : 105 kg

Total pour la compagnie (sur les voitures :
768 cartouches de 100 grammes
1 900 pétards de 135 grammes
200 pétards de 60 grammes
48 pétards de 1 kg
4 pétard de 10 kg
760 m de cordeau détonnant
224 m de mèche lente
320 amorces électriques
960 amorces fulminantes

Poids total d’explosifs arrondis en kg (pétards de 60 gr non compris) : 420 kg


Matériel de transmissions


1 central à quatre directions
4 appareils téléphoniques de campagne
25 km de câble léger
Matériel et accessoire de pose de lignes correspondants.


Train de combat et train régimentaire.



Voitures hippomobiles à 2 roues.


Train de combat


2 voitures techniques de section (2 par section : outillage, matériel et agrès de pont, explosifs) ; 16 chevaux.
1 voiture forge et matériel de transmissions) ; 2 chevaux.
1 voiture de matériel de protection contre les gaz ; 2 chevaux.
1 voiture de matériel de protection contre les gaz et vivres et bagages ; 2 chevaux.
2 voiturettes porte-mitrailleuses (1 mitrailleuse, 2 100 cartouches par voiture) ; 2 chevaux.
1 voiturette porte munitions (3 600 cartouches) ; 1 cheval.
1 voiture à eau ; 1 cheval.
2 chevaux haut-le-pied.

Train régimentaire


1 voiture vaguemestre ; 1 cheval.
1 voiture de transport de vin ; 1 cheval.

Total : 17 voitures à deux roues.


Voitures hippomobiles à 4 roues.



Train de combat

1 cuisine roulante ; 2 chevaux.

Train régimentaire

2 fourgons ; 4 chevaux.

Total : 3 voitures à 4 roues.


Totaux


Nombre total de chevaux : 36.

Nombre total de voitures : 20.


Nota

1. Dans les compagnies type motorisé n°1, le train de combat et le train régimentaire sont entièrement constitués de camionnettes, sauf les voiturettes de mitrailleuses et munitions et la cuisine roulante qui restent hippomobiles.
Le capitaine y dispose d’une voiture touriste pour liaisons et reconnaissances, les chefs de section sont sur motos avec side-car.

2. Dans les compagnies type motorisé n°2, une faible partie seulement des trains est motorisée.


A bientôt pour la suite

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Re: Organisation et missions du génie français

Message par Clément le Dim 3 Sep 2017 - 5:01

Et bien me voilà renseigné ! C'est clair et précis. Bravo et merci. J'attends la suite.
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Organisation du génie en 1938 (3)

Message par MJR le Dim 3 Sep 2017 - 23:26



Compagnie motorisée de sapeurs-mineurs de corps et de division de cavalerie


Organisation

1 section de commandement (service généraux, train de combat régimentaire).
1 section moto (30 travailleurs, sur moto tan-sad).
1 section sur voitures T.T. (30 travailleurs, 6 voitures T.T.).
1 section sur camionnettes (50 travailleurs, 6 camionnettes).


Outillage, matériel et agrès.



Analogue à ce qui est indiqué pour la compagnie de sapeurs-mineurs sous réserve de la proportion aux effectifs et des différences essentielles suivantes :
Barres à mines à rallonges Binet, 3 au lieu de 4 ;
Réseaux Brun, 30 éléments ;
Bateaux pliants de reconnaissance, 3 ;
Radeaux-sacs Habert, 25 au lieu de 12.


Explosifs


1 tonne d’explosifs, avec 1 000 mètres de cordeau et 600 mètres de mèche lente.

Dotation supplémentaire pour une des compagnies du bataillon : 4 tonnes d’explosifs, 2 500 mètres de cordeau, à la disposition du commandant du bataillon.


Train de combat et train régimentaire.


Train de combat.

Voitures T.T. pour les reconnaissances.
Voitures techniques T.T. (1 par section, 2 pour la compagnie).
Camionnettes d’explosifs.
2 camionnettes de vivres, bagages et matériel Z.
Cuisine-remoque.

Train régimentaire.

1 camionnette de ravitaillement.
1 camionnette (essence, ingrédients, etc.).
1 camion atelier.


Compagnie de parc du génie divisionnaire.



Organisation



Section de commandement.
Détachement d’ouvriers d’art (10 ouvriers dont 1 sous-officier).
Service du matériel (1 caporal et 10 sapeurs).
Parc technique et train régimentaire.

Réduite à ses dotations organiques, la compagnie de parc du génie divisionnaire n’est organe de renforcement en outillage et matériel que pour les compagnies du génie seulement et non pour les autres armes.

Parc.


2 autos reconnaissance et liaison (pour l’ensemble du Génie divisionnaire).
1 voiturette porte mitrailleuse.
1 voiture transmissions et matériels Z.
1 forge.

Echelon outillage permanent (5 voitures) : groupe électrogène, remorque scierie, outillage pour palées et travures, outillage de mines.

Echelon pour missions instantanées (4 voitures) :
Caisson à mélinite (388 kg), prolonge d’outillage et matériel consommable, 2 camionnettes ou voiture T.T. de matériel de palées.

Réserve de ravitaillement (4 voitures) :
1 camionnette ou voiture T.T. pour outillage et agrès de pont, 108 kg de mélinite, 3 sacs Habert, etc.
3 camionnettes ou voitures T.T. pour matériel de franchissement de brèches (chargement à la demande des circonstances.

Total : 10 hippos + 8 autos.


Train régimentaire.



1 cuisine roulante.
1 voiture légère pour vivres et bagages.
2 fourgons.
Total : 4 hippos.

Nota : La compagnie de parc du génie divisionnaire peut être entièrement motorisé (25 voitures).


Compagnie de parc du génie de corps d’armée.



Camions et camionnettes-ateliers ou d’outillage (scierie, groupes moto-compresseurs, matériel électrique, sonnette, outillage, etc.).


Voitures d’explosifs et voitures de matériel de franchissement de brèches (notamment 1,5 tonne de mélinite et 24 sacs Habert).


Parc du génie d’armée.



Une section d’engins mécaniques, qui dispose d’une scierie, de camions-ateliers, de matériel électrique, de matériel pneumatique et de matériel de battage.

Une section d’outillage et de matériel divers du génie, qui dispose de camions d’outillage, de matériel de camouflage, d’explosifs et engins de mise de feu (notamment 12 tonnes de mélinite et 72 sacs Habert).

Une section de deux unités de battage pneumatique, dont chacune dispose d’un parc comprenant un camion atelier et des groupes moto-compresseurs sur remorques.

Une section de matériel routier, qui dispose de camions d’outillage, de cylindres à essence où à pétrole, de camions citernes.


A bientôt pour la suite

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Organisation du génie en 1938 (4)

Message par MJR le Mar 12 Sep 2017 - 23:58


Compagnie d’équipage de pont de C.A. (Matériel 1901).


Organisation.



Section de commandement.


Atelier (40 ouvriers d’art pouvant, dans les situations où l’équipage est sans emploi, constituer avec le P.G.C.A. l’ossature d’un service de fabrication du matériel).

Voitures d’équipage et train régimentaire.



Voitures d’équipage.


Voitures à 6 chevaux :
23 haquets.
17 chariots de parc d’équipage.
2 chariots de parc pour le transport d’une sonnette.
1 forge.

Voitures à 4 chevaux :
1 voiture porte-mitrailleuses.
2 voitures de propulseurs amovibles.
1 voiture de matériel de transmissions.
1 voiture de matériel de protection contre les gaz.
Total : 48 voitures hippos.


Train régimentaire.


1 voiture à eau.
1 voiture à vin.
1 voiture pour vaguemestre.
6 fourgons.
1 voiture à vivres et à bagages.
1 cuisine roulante.
1 fourragère.
1 voiture à hautes ridelles.

Total : 13 voitures hippos.


Composition sommaire de l’équipage de pont.



Groupement des voitures d’équipage.


1ère division. 1er groupe.


1 haquet de chevalets : 3 chevalets.
2 haquets à bateaux : 2 bateaux.
2 chariots de parcs : 2 corps morts.

1ère division. 2e groupe.


1 section de culée :

1 haquet à nacelle : 2 corps morts, 1 nacelle.
1 chariot de parc.
1 chariot de renforcement : 4 corps morts.

1 section mixte :

1 haquet à bateau : 1 bateau.
1 haquet de chevalets : 2 chevalets.
1 chariot de parc.

1 section de bateaux :

2 haquets à bateau : 2 bateaux.
1 chariot de parc.

1 section identique : 2 bateaux.
1 voiture de propulseur.

Total :

8 corps morts.
5 chevalets.
7 bateaux.
1 nacelle.
1 propulseur.

Dans chaque traction, matériels de tablier et divers en quantités correspondant au nombre de supports flottants.


2ème division (semblable à la première).

8 corps morts.
5 chevalets.
7 bateaux.
1 nacelle.
1 propulseur.

Groupe de réserve.

1 section de réserve :

2 chariots de parc.
2 haquets à bateaux : 2 bateaux.
1 haquet de poutrelles et madriers.

1 section de forge :

1 forge de campagne.
2 chariots de parc.

Sonnette :

2 chariots de parc.

Total pour l’équipage de pont :

16 corps morts.
10 chevalets.
16 bateaux.
2 nacelles.
2 propulseurs.

Nota


1° Un équipage de pont de réserve comprend :

1 état-major.
2 compagnies d’équipage de pont du type C.A. plus 4 chariots d’ancres (1 par division).
2°. La compagnie d’équipage de pont peut être entièrement motorisée. Elle comporte dans ce cas environ 56 voitures (10 camions ou camionnettes, 23 camions-tracteurs, 23 haquets).


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Organisation et matériels du génie en 1927 (1)

Message par MJR le Jeu 21 Sep 2017 - 7:32


Voici un autre règlement qui nous apporte des précisions sur l’organisation des unités du génie et surtout sur le matériel de ces unités.

Ce même règlement évoque toutefois les outils individuels dont sont dotés les unités de toutes les armes.

Source : Manuel du Gradé du Génie (partie militaire) ; Edition 1927.


Outillage de l’infanterie.



L’outil est un engin individuel indispensable à tout combattant, au même titre que le fusil.

Le soldat est à la fois un combattant et un travailleur ; on ne conçoit plus l’un sans l’autre.

Il se sert de son fusil quelquefois, de son outil tous les jours (Manuel du chef de section, 1918).


Les outils de l’infanterie comprennent :

1° Les outils portatifs, transportés par les hommes ;

2° les outils de parc, transportés par les voitures ou les animaux de bât.


Outils portatifs modèle de l’infanterie.



Fig. 161. Pelle ronde portative Mle 1916.



Fig. 162. Pioche portative Mle 1916.



Fig. 163. Bèche portative.



Fig. 164. Pelle-pioche.



Fig. 165. Hache portative à main.


Fig. 166. Pic à tête portatif.



Les premiers sont des outils relativement légers et à faible rendement.

Les pionniers sont dotés d’outils portatifs du modèle du génie.

Les outils transportés par les voitures des trains de combat d’infanterie sont du modèle des parcs.


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Organisation et matériels du génie en 1927 (2)

Message par MJR le Jeu 21 Sep 2017 - 23:14



Source : Manuel du Gradé du Génie (partie militaire) ; Edition 1927.


Outillage du Génie


I. Nomenclature de l’outillage.


Pour l’exécution des travaux de campagne, les troupes de toutes armes disposent d’un approvisionnement d’outils qui comprend :
Des outils de terrassier : pelles, pioches ;
Des outils de destruction : pics, haches, serpes, scies diverses, cisailles ;
Des outils spéciaux qui sont :
Pour le génie, des outils d’ouvrier en bois et de charron, d’ouvrier en fer, de mineur, etc.

Les outils de distingues en :
Outils portatifs.
Du modèle de l’infanterie et du modèle du génie, portés par l’homme, et
Outils de parc, qui sont transportés sur des voitures.


II. Outils portatifs du génie.



Les outils portatifs du génie sont indiqués par les figures suivantes.


Fig. 186. Pelle portative ronde.



Fig. 187. Scie égoïne.



Fig. 188. Pioche ordinaire.



Fig. 189. Cisaille à main.



Fig. 190. Scie articulée.



Fig. 191. Hache portative ordinaire.



Fig. 192. Tarière torse.




Fig. 193. Serpe de parc.



Fig. 194. Décamètre en ruban.



A bientôt

MJR



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